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On est à peine le 2 janvier et voilà que tout autour de moi ça ne parle que “troisième guerre mondiale” imminente :(
Je déteste ces prévisions apocalyptiques, ça me donne des crises de psoriasis et une envie folle d’aller dévaliser les supermarchés de denrées alimentaires dont les dates de péremption sont loin trèèèès loin.
Mais je me retiens… :(

J’ai une boule à l’estomac maintenant c’est malin ça !!

2012

Et bien nous voilà en 2012… Comme le temps passe vite c’est fou !

Bon je m’étais dit que je ne prendrais aucune résolution mais c’était sans compter un coup de fil de mon cher ami Claude. Alors voilà 2012 marquera le début de mon aventure dans l’écriture.
Depuis plusieurs années déjà Claude me pousse à écrire mais aujourd’hui il veut me voir faire les choses en grand. Il semblerait que ma plume soit fluide et agréable à lire. Donc fini de garder mes petits textes pour moi, je vais me lancer dans l’écriture d’un livre. Ca sera sûrement l’unique livre de ma vie mais pourquoi pas après tout, qui ne tente rien n’a rien :p

En attendant de me retrouver dans les bacs de libraires (ben vi hein je peux commencer à rêver ça ne coute rien LOL) Je continuerai comme chaque année à vous conter les aléas de ma vie ;)

Je vous souhaite à tous une excellente année 2012, pleine de joie et de bonheur.

Un dimanche sous la couette…

Ca faisait un moment que je n’étais pas passée par là… Emploi du temps chargé, manque d’inspiration… Un peu tout ça à la fois.
Alors je profite d’un peu de répit juste avant les fêtes pour venir poser mes pensées, mes réflections…

“Sous la couette…” ce n’est pas exactement la vérité car il faut bien que je sois devant mon PC pour écrire :p
Les dimanches où je ne regarde pas l’heure, où je me laisse vivre sans aucune culpabilité sont rares. Alors j’apprends à les apprécier à leur juste valeur sans me dire que c’est une perte de temps. Avec la vie que je mène en ce moment et en regardant autour de moi, je me dis que c’est un luxe.
Je pense que je ne me dirais plus cela dans quelques années, quand j’aurais trop de temps à ne plus savoir quoi en faire…

Je savoure particulièrement ce dimanche, nous sommes à la fin de l’année et c’est une période propice à la réflexion du bilan de mon année…
Je regarde derrière moi, me remémore les moments importants de l’année, j’analyse ce qui s’est passé, regarde dans quelle direction ma vie est allée et surtout je prends le temps de me demander si c’est la direction que je souhaite pour savoir si je continue dans ce sens ou si je dois tout chambouler dès le mois de janvier…

Alors que dire de mon année ? S’il y a un sentiment qui prédomine chez moi lorsque je repense à 2011 c’est bien le doute… Cette année n’a été qu’une suite de question. J’ai pu répondre à certaines d’entre elles, je me suis résignée à me dire que pour d’autres je n’aurais jamais la réponse et je cherche encore pour quelqu’unes…
Il me reste encore quelques jours avant de clore cette année et j’espère que ces derniers me permettront de finir 2011 sur une note plus douce…

Je ne suis pas très forte pour les résolutions, je n’ai jamais su m’y tenir alors je n’en fais plus… Je laisse mon coeur me conduire au gré des vents de la vie…

Je vous souhaite à tous de passer d’excellentes fêtes de fin d’année.

Suis-je vraiment heureuse ?

Vu de l’extérieur on pourrait le croire mais si je me pose la question c’est que quelque chose me fait douter de l’être… Mais quoi ????

Cela faisait un moment que je n’avais pas poser des mots… Le temps file entre mes doigts, j’aurais beau vouloir l’arrêter mais ça m’est impossible. Et ce temps qui m’échappe m’effraye car il me pousse dans une direction mais je ne sais pas si c’est la bonne.
Les doutes s’installent petit à petit et me donne l’envie de tout chambouler. Pourquoi tout chambouler ? Et bien parce que quand tout est à reconstruire autour de moi je n’ai plus de doutes, plus de tourment et surtout j’ai l’impression de pouvoir repartir sur des meilleures bases… Des bases solides qui ne me donneront plus l’impression de perdre pied.

C’est marrant je pensais bien cacher mon état d’esprit et non finalement, Boun m’a avoué aujourd’hui qu’elle l’avait ressenti sans jamais trop vouloir aborder la question pour ne pas m’embrouiller plus. Et Carine qui a sûrement dû me “ressentir”, qui a su tendre une perche pour que je l’attrape, m’aidant ainsi à regagner le bord alors que je me noyais…
Merci les amies d’être là.

C’est un peu l’image que j’ai de la vie…

Nous sommes tous assis sur ce tapis roulant et au bout, le trou noir, un gouffre sans fond… Et ce tapis continue sa course lentement rapprochant de plus en plus mes deux derniers grands parents de la chute…

La dinette de mon enfance…

Semblerait il que cette histoire soit à partager car elle a fait mourir de rire mon amie Carine.

Ayant été élevées dans la culture vietnamienne, ma soeur et moi n’avons pratiquement pas eu de jouets. Quand je vois la chambre de ma nièce où les jouets sont tellement nombreux que son coffret en regorge je me dis qu’il y a vraiment un fossé entre mes deux cultures.
Je ne me plains de mon enfance sans jouets, bien au contraire… Ca m’a permis de développer mon imagination mais également mon amour de la lecture.

Toutefois, comme le titre l’indique, ma soeur et moi avons eu une dinette. Pas une dinette en plastique rose où l’on peut inviter ses amis imaginaires à diner et où on sert le thé. Non non nous nous avons une batterie de cuisine avec un mini faitout, une mini poêle et une mini casserole et le tout en inox !
Aller savoir ce qui est passé par la tête de ma mère à ce moment là. Au Vietnam, une femme est bonne à rien si elle ne sait pas faire cuire du riz correctement. Peut être avait elle donc envie de faire de ma soeur et moi de parfaites femmes d’intérieur qui sauraient cuisiner du riz pour leur conjoint :D
En voyant cette “dinette”, je me suis dit que nous allions faire semblant de cuisiner donc. Mais que nenni !!!!
Ma mère demanda à mon père de nous fabriquer une sorte de poêle à bois. Il prit donc une très grosse boite de conserve, fit une ouverture à la base et y introduisit des morceaux de charbon bien rouge. Ma mère nous montra comment rincer le riz avant la cuison et comment entretenir le feu pour que le riz cuit tout doucement.
Dieu merci nous sommes passés à l’air du gaz parce que la cuisson au charbon c’est long et fatiguant !!!!
Une fois le riz cuit nous l’avons mangé… et nous n’avons jamais réutilisé cette dinette :(

Est ce cette épisode de ma vie qui a développé ma passion pour la cuisine… je ne pense pas, mais ma mère y est pour beaucoup puisqu’elle aussi est une passionnée :)

“Je suis fier de toi”…

J’ai l’impresion depuis quelques jours de m’éveiller de nouveaux à la vie…

Des évènements m’ont poussé à me remettre en question et je ne fais plus que ça nuit et jour. J’ai toujours eu une capacité à m’auto-analyser mais là j’ai l’impression d’avoir lever le voile sur ma vie entière.

Je suis la plus jeune de la famille et dans l’éducation vietnamienne le plus jeune n’a pas son mot à dire. J’ai vécu avec l’obligation de me taire et de subir. Nourrisant en moi cette frustration sans jamais avoir appris à l’exprimer.
Cette frustration a fait place petit à petit à la colère de ne pouvoir m’exprimer librement. Et aujourd’hui je ne sais toujours pas exprimer ce que je ressens. Et se rajoute, à cela, ma peur permanente d’être rejeter. Frustration, peur et je ne sais pas réagir autrement qu’en me mettant en colère. Je passe souvent pour une petite rebelle ou une petite teigne et je ne me demande pas pourquoi…

J’ai évoluée avec des phrases comme : “une personne comme toi devrait s’estimer heureuse que quelqu’un s’intéresse à toi”, “t’as vu comme t’es moche ?” et j’en passes des vertes et des pas mûres…
Ayant toujours été sensible aux mots je vous laisse imaginer l’impact que ces phrases ont pu avoir sur mon estime de moi même et en particulier quand elles sont prononcés par des personnes pour qui vous vouez un amour sans limite.
Je sais que ça ne se ressent pas dans mes écrits ou dans ma façon de vivre avec les gens mais je n’ai absolument aucune confiance en moi mais surtout je ne m’aime pas… Je sais ces mots peuvent paraitre durs mais ils sont le reflet de ma pensée.

Je me suis taillée avec le temps un parfait costume pour me cacher…

J’ai 33 ans et aujourd’hui pour la première fois de ma vie une personne m’a dit “je suis fier de toi”…
Je me suis alors effondrée en larmes. J’ai toujours cherché à bien faire autour de moi en espérant je crois entendre cette simple phrase.
Merci “grand frère”…

Prendre conscience de ce qui est à l’origine de mes réactions, souvent excessives, est juste une première étape parce que je veux changer… Je veux pouvoir me dire un jour en me regardant dans une glace que je suis moi aussi une personne de valeur… Je veux vivre sans ressentir cette peur viscérale que l’on me rejete pour tel ou tel aspect de ma personne…

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